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Quand "fast fashion" rime avec "fast destruction"


Ce n’est plus un secret, on le sait, l’industrie du textile est polluante et destructrice pour la planète.

On le sait et pourtant les géants de la fast fashion continuent à produire et à voir leurs bénéfices augmenter, et cela ne les a pas empêché de doubler la production de vêtements en 20 ans.

Jusqu’où ira-t-on pour enfin comprendre qu’être chic, élégante et stylée, ne rime pas avec consommation de masse et achats compulsifs?




credit @Alexander Neumann Captures Marina Testino in Vogue Mexico — Anne of Carversville



Avant d’aller plus loin, on va faire un petit point sur ce qu’est la “fast fashion”.

La fast fashion désigne le fait de produire en masse et à moindre coûts. Les marques de la fast fashion sortent plus d’une trentaine de collections par an, contrairement à la mode classique qui en sort quatre.

Nous sommes donc contraintes de renouveler notre garde robe plusieurs fois par an pour avoir ce sentiment de bien-être procuré par la nouveauté, mais aussi car les vêtements sont de qualité tellement médiocre, qu’ils ne tiennent plus.


Mais alors quelles sont les conséquences réelles de la fast fashion ? A quel point cette industrie détruit-elle les ressources et les populations?




Les conséquences environnementales de la fast fashion et de l’industrie du textile.


L’industrie du textile et notamment la fast fashion sont très gourmandes en énergies: pétrole, plastique, eau, électricité et autres ressources, sont consommées dans des quantités monstrueuses.


Un seul T-shirt de coton nécessite la quantité de 3 baignoires d’eau potable pour être fabriqué, en prenant en compte tout le processus de production, de la culture du coton, jusqu’au T-shirt fini, soit plus de 2 000 litres d’eau potable, rien que pour un seul t-shirt de 250g!!


L’addition est salée pour la production d’un jean de 0,8kg qui a besoin entre 7 000 et 10 000 litres d’eau potable et parcourt 65 000 km pour arriver en point de vente, soit 1,5 fois le tour de la Terre.



Chaque année, la consommation d’eau de l’industrie textile est équivalente à celle de 5 millions de personnes.



credit @ana Gimeno @ecoalf




Outre la consommation énergétique massive, la fast fashion pollue énormément.


Elle émet plus de gaz à effet de serre que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. Mais ce qui est le plus alarmant, c’est qu’en plus d’épuiser les ressources en eau potable, la mode pollue les eaux. Pesticides, produits chimiques, particules de plastique sont déversés dans les eaux potables.

La mode est responsable de 20% des eaux polluées dans le monde. Ainsi les sources d’eau potable dans les pays producteurs, comme l’Inde, la Chine ou le Pakistan, ne sont plus accessibles, d’autant que ces pays connaissent des épisodes de sécheresse mortels.





Les conséquences sociales et humaines de la fast fashion


Autre problème de la fast fashion: les conséquences humaines dramatiques.


Au Bangladesh, les ouvriers du textile sont payés en moyenne 83€ par mois et peuvent travailler jusqu’à 120 heures par semaine. Non loin de la France, les ouvriers Roumains et Bulgares sont rémunérés moins de 200€ par mois. S'ajoutent à cela des ouvriers qui travaillent dans des ateliers délabrés qui ne respectent aucune condition de sécurité. L’effondrement en 2013 du Rana Plaza au Bangladesh (atelier de sous-traitance pour des grandes marques) a causé la mort de plus de 1 000 ouvriers et plus de 2 000 blessés.


Mais c’est certainement le recours au travail infantile qui est le plus grand drame humain causé par cette industrie. Même si les Etats et les ONG luttent contre cette pratique, il reste encore difficile de s’en débarrasser définitivement. Des enfants aux petites mains sont exploités parfois dès l’âge de 5 ans pour la récolte du coton ou pour la couture. Même si le nombre d’enfants âgés entre 6 et 13 ans a tendance à diminuer à cause de sanctions internationales, il est commun d’employer des adolescents de 14 ans.


Ces enfants et adolescents sont contraints de travailler pour subvenir aux besoins de la famille et sont, par conséquent privés d’éducation.




source @pinterest




Fiore de Luca pour une mode éthique et responsable


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Le respect est une valeur faisant partie de notre ADN : respect de l'environnement, des conditions de travail et de l'humain. Nous privilégions la proximité avec nos producteurs Italiens, nos chaussures sont fabriquées à la main et en série limitée et le choix du circuit court réduit notre empreinte carbone.


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Rédigé par Ibtissem H.

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